Depuis le 16e siècle et jusqu'au milieu du 20e siècle, les nababs et notables indiens chassaient le tigre.
Avec l'introduction des armes à feu, ces chasses traditionnelles à dos d'éléphants se transformèrent en véritables massacres.
En 1938, le maharadjah d'Udaïpur tua des milliers de tigres !
La pharmacopée chinoise a toujours accordé une grande valeur aux organes du tigre. La chasse intensive liée au commerce s'est rajoutée à la déforestation.
Les paysans indiens, pour protéger leur bétail, tuèrent à l'aide d'appâts empoisonnés, trois fois plus de tigres que les chasseurs.
Ce carnage dura jusqu'en 1969, date à laquelle le tigre fut inscrit sur la liste rouge des espèces menacées. Quand le gouvernement indien prit conscience de la catastrophe, il ne restait plus que 1 800 tigres à l'état naturel.
En 1972, le WWF organisa une grande collecte de fonds baptisée « Opération Tigre ». Grâce à cet apport, 6 000 villages furent déplacés.
Aujourd'hui, l'Inde dispose de 15 réserves naturelles. Dès 1979, on comptait 2 500 tigres au Bengale ; en 1979 : 4 000. Aujourd'hui, la population s'élève à environ 5 000.